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<article-title xml:lang="fr"><![CDATA[DE VAIVRE, Jean-Bernard; VISSIÈRE, Laurent: Tous les deables d&#8217;Enfer. Relations du siège de Rhodes par les Ottomans en 1480. Genève: Droz, (Travaux d&#8217;Humanisme et Renaissance, 529), 2014, 878 pp. ISBN : 978-2-600-01768-8. Prix non indiqué [71,75 francs suisses]]]></article-title>
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</front><body><![CDATA[ <p align="right"><b>RECENS&Atilde;O</b></p>     <p><b>DE VAIVRE, Jean-Bernard; VISSI&Egrave;RE, Laurent &ndash; Tous les deables d&rsquo;Enfer. Relations du si&egrave;ge de Rhodes par les Ottomans en 1480. Gen&egrave;ve: Droz, (Travaux d&rsquo;Humanisme et  Renaissance, 529), 2014, 878 pp. ISBN&nbsp;:  978-2-600-01768-8. Prix non indiqu&eacute;&nbsp;[71,75 francs suisses].</b></p>     <p><b>Philippe Josserand<sup>*</sup></b></p>     <p>&nbsp;</p>     <p><sup>*</sup>Universit&eacute; de Nantes (CRHIA), D&eacute;partement d'Histoire, 44312- Nantes Cedex 3 NANTES, Fran&ccedil;a.<i> E-mail</i>: <a href="mailto:ph.josserand@wanadoo.fr">ph.josserand@wanadoo.fr</a></p>     <p>&nbsp;</p>     <p>Dans sa pr&eacute;face (p. 16),  Philippe Contamine, membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions et Belles-Lettres, pr&eacute;sente  la publication de l&rsquo;imposant ouvrage de Jean-Bernard de Vaivre et de Laurent  Vissi&egrave;re sur le si&egrave;ge ottoman de Rhodes &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1480 comme un &ldquo;&eacute;v&eacute;nement  europ&eacute;en&rdquo;, et, de fait, l&rsquo;ach&egrave;vement de ce beau travail, commenc&eacute; quelques  ann&eacute;es en arri&egrave;re, ne saurait laisser indiff&eacute;rent aucun sp&eacute;cialiste des ordres  militaires int&eacute;ress&eacute; par la transition entre le bas Moyen &Acirc;ge et l&rsquo;&eacute;poque  moderne. Or, depuis trente ans, le Portugal a beaucoup &oelig;uvr&eacute;, en  particulier &agrave; Porto, Palmela et Lisbonne, pour &eacute;tudier ces d&eacute;cennies o&ugrave; les  fr&egrave;res se sont trouv&eacute;s entre deux mondes, &ldquo;<i>dos  finais da Idade M&eacute;dia &agrave; Modernidade</i>&rdquo;. Aussi rendre compte de la parution de Tous les deables d&rsquo;Enfer<i>. Relations du si&egrave;ge  de Rhodes par les Ottomans en 1480</i>, fra&icirc;chement publi&eacute; chez Droz &agrave; Gen&egrave;ve,  dans les pages de <i>Medievalista</i> est un devoir naturel et, je l&rsquo;esp&egrave;re,  malgr&eacute; la quantit&eacute; de fran&ccedil;ais de toute &eacute;poque que l&rsquo;on y trouve, une &oelig;uvre  utile.</p>     <p>Diplomate  de profession et membre correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions et  Belles-Lettres, pour l&rsquo;un, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&rsquo;universit&eacute; Paris-Sorbonne  et membre de l&rsquo;Institut universitaire de France, pour l&rsquo;autre, J.-B. de Vaivre  comme L. Vissi&egrave;re &eacute;taient tous deux bien plac&eacute;s pour tirer le si&egrave;ge de 1480 de  l&rsquo;oubli relatif o&ugrave;, sauf dans la production anglo-saxonne, il &eacute;tait tomb&eacute; au  cours du XX<sup>e</sup> si&egrave;cle. Aujourd&rsquo;hui,  le temps des pan&eacute;gyristes, bien &eacute;videmment, a v&eacute;cu, mais personne n&rsquo;a consacr&eacute;  &agrave; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement un travail qui, avec la dimension critique en plus, puisse &ecirc;tre  compar&eacute; aux grands historiens de l&rsquo;H&ocirc;pital, &agrave; Giacomo Bosio et &agrave; l&rsquo;abb&eacute; de  Vertot. Bons sp&eacute;cialistes du xve si&egrave;cle, notamment  pour Rhodes, J.-B. de Vaivre et L. Vissi&egrave;re ont consacr&eacute; depuis plusieurs  ann&eacute;es, individuellement ou ensemble, d&rsquo;int&eacute;ressants travaux au si&egrave;ge de 1480<a name="top1"></a><sup><a href="#1">1</a></sup>, et nul ne pouvait  donc &ecirc;tre plus indiqu&eacute; qu&rsquo;eux pour en rassembler les sources et en proposer une  lecture globale. Telle est, en effet, l&rsquo;ambition de l&rsquo;ouvrage au compte rendu  duquel je me suis attach&eacute; ici et, par son ampleur comme par sa pr&eacute;tention  d&rsquo;exhaustivit&eacute;, pareil projet doit &ecirc;tre d&rsquo;embl&eacute;e vivement salu&eacute;.</p>     <p>Apr&egrave;s  une longue introduction g&eacute;n&eacute;rale (pp. 19-119), divis&eacute;e en deux temps consacr&eacute;s  &agrave; l&rsquo;ordre de Saint-Jean de J&eacute;rusalem et &agrave; l&rsquo;&icirc;le de Rhodes puis au grand si&egrave;ge  de 1480, l&rsquo;ouvrage de J.-B. de Vaivre et de L. Vissi&egrave;re aborde l&rsquo;&eacute;dition des  relations que l&rsquo;on conserve de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement. L&agrave;, il r&eacute;partit les sources,  recherch&eacute;es avec exhaustivit&eacute;, en dix ensembles pr&eacute;c&eacute;d&eacute;s chaque fois par des  consid&eacute;rations de grand int&eacute;r&ecirc;t &agrave; la fois documentaire et historique. Le  dossier s&rsquo;ouvre avec trois lettres &eacute;crites pendant le si&egrave;ge (pp. 123-147). Il  se poursuit avec l&rsquo;<i>Histoire Journali&egrave;re</i>, au titre tr&egrave;s certainement  invent&eacute; par Pierre Dupuy, au XVII<sup>e</sup> si&egrave;cle, &eacute;crite sur le  vif par un Fran&ccedil;ais qui vivait &agrave; Rhodes (pp. 149-254). Viennent ensuite les  textes plus c&eacute;l&egrave;bres de Giacomo della Corte (pp. 255-297), de Guillaume  Caoursin, le vice-chancelier de l&rsquo;H&ocirc;pital (pp. 299-491), et de Mary du Puis (pp.  493-525). &Agrave; c&ocirc;t&eacute; de ces grands r&eacute;cits du si&egrave;ge de 1480, diffus&eacute;s par de beaux  manuscrits enlumin&eacute;s et des incunables, des relations courtes ont exist&eacute;, aux  &eacute;paves desquelles la sixi&egrave;me section du livre est consacr&eacute;e, avec deux textes  intitul&eacute;s par les auteurs <i>Lettre d&rsquo;un chevalier bourguignon</i> et <i>Relation  courte du si&egrave;ge de Rhodes</i> et le bref r&eacute;cit des <i>Miracula</i> dont le seul  exemplaire est depuis 1970 &agrave; la British Library (pp. 527-555). <i>La guerre du  Turc contre Rhodes</i>, &eacute;dit&eacute;e avec Andrea Martigoni, atteste les r&ecirc;ves  chevaleresques que l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement &eacute;veilla en Italie &agrave; la charni&egrave;re des XV<sup>e</sup> et XVI<sup>e</sup> si&egrave;cles (pp.  557-643), tandis qu&rsquo;aux lettres de Louis XI et autres &eacute;chos occidentaux (pp.  645-682) font pendant deux t&eacute;moignages ottomans procur&eacute;s par Jean-Louis Bacqu&eacute;-Grammont,  la <i>Couronne des Chroniques </i>de Sa&rsquo;d&uuml;-dd&icirc;n Efend&icirc; et le <i>Livre des  choses de la mer</i> de P&icirc;r&icirc; Re&rsquo;&icirc;s (pp. 683-705). Enfin, l&rsquo;ouvrage se referme,  avant les annexes, par un choix de vingt-deux r&eacute;cits de p&egrave;lerins occidentaux  qui ont abord&eacute; Rhodes entre 1479 et 1497 (pp. 707-819): deux voyages sont  ant&eacute;rieurs au si&egrave;ge, ceux de Hans Tucher et de Sebald Rieter le Jeune, alors  que les autres, tous post&eacute;rieurs, &eacute;voquent une nouvelle fois ce formidable &eacute;cho  que le succ&egrave;s des Hospitaliers sur les Turcs a eu dans la chr&eacute;tient&eacute; latine.</p>     <p>Ainsi, J.-B. de Vaivre et L. Vissi&egrave;re se sont  livr&eacute;s &agrave; un rep&eacute;rage complet des sources du si&egrave;ge de 1480. L&agrave; est le premier  m&eacute;rite de leur travail. Gr&acirc;ce &agrave; eux, des r&eacute;cits, connus de longue date, tels  ceux de Guillaume Caoursin, de Mary du Puis et de Giacomo della Corte, sont  aujourd&rsquo;hui mieux publi&eacute;s et &ndash; dans le dernier cas &ndash; traduits pour la premi&egrave;re  fois en fran&ccedil;ais. Un tr&egrave;s grand nombre de relations de p&egrave;lerins ayant abord&eacute;  Rhodes &agrave; la fin du XV<sup>e</sup> si&egrave;cle sont commod&eacute;ment  r&eacute;unies, et l&agrave; encore &ndash; m&ecirc;me si les textes originaux font d&eacute;faut &ndash; certaines  n&rsquo;&eacute;taient jusqu&rsquo;alors pas disponibles en fran&ccedil;ais, comme celle de Josse van  Ghistele, &eacute;crite au retour d&rsquo;un voyage de quatre ans dont, en 1485, il &eacute;tait revenu  par l&rsquo;&icirc;le des Hospitaliers. Une attention remarquable a &eacute;t&eacute; port&eacute;e par les  auteurs au dossier iconographique du si&egrave;ge. Le cahier central de l&rsquo;ouvrage en  porte t&eacute;moignage, avec cinquante-huit planches, d&rsquo;excellente qualit&eacute;,  reproduisant notamment les miniatures du manuscrit de d&eacute;dicace de Guillaume  Caoursin offert au grand-ma&icirc;tre Pierre d&rsquo;Aubusson (BnF, Ms. latin 6067), les  dix bois grav&eacute;s du m&ecirc;me texte dans l&rsquo;&eacute;dition d&rsquo;Ulm de 1496 et le tableau votif  du si&egrave;ge, probablement command&eacute; pour Notre-Dame de Paris et expos&eacute; aujourd&rsquo;hui  &agrave; la mairie d&rsquo;&Eacute;pernay, dans la Marne, o&ugrave; les auteurs, qui en donnent  l&rsquo;inscription, l&rsquo;ont identifi&eacute;. &Agrave; l&rsquo;instar de cette peinture, plusieurs  documents &ldquo;pratiquement ou radicalement inconnus&rdquo;, selon l&rsquo;expression de Ph.  Contamine (p. 13), ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couverts par J.-B. de Vaivre et L. Vissi&egrave;re, &agrave;  commencer par cette curieuse et pr&eacute;cieuse <i>Histoire Journali&egrave;re</i>, &eacute;crite &agrave;  chaud (BnF, Ms. Dupuy 255), dont nul ne s&rsquo;&eacute;tait jamais servi, hormis Giacomo  della Corte, qui le fit sans le dire (pp. 156-157). Sur la foi du recensement  op&eacute;r&eacute;, les auteurs ont pu dans l&rsquo;introduction g&eacute;n&eacute;rale dissocier &ldquo;trois niveaux  m&eacute;moriels&nbsp;: des r&eacute;cits officiels et imprim&eacute;s, des t&eacute;moignages assez  personnels, &eacute;crits &agrave; chaud et rest&eacute;s manuscrits, et, enfin, une l&eacute;gende orale,  consign&eacute;e par les p&egrave;lerins de passage&rdquo; (p. 22). Jouant de ces diverses strates,  ils se sont attach&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;tude liminaire &agrave; pr&eacute;senter le si&egrave;ge de 1480 sous  un triple &eacute;clairage politique, militaire et religieux, le d&eacute;crivant tout &agrave; la  fois comme un coup d&rsquo;arr&ecirc;t &agrave; l&rsquo;avanc&eacute;e ottomane, un recours sans pr&eacute;c&eacute;dent &agrave;  l&rsquo;artillerie &agrave; poudre et &agrave; de nouvelles pratiques de fortification et un succ&egrave;s  consid&eacute;rable de la chr&eacute;tient&eacute; latine interpr&eacute;t&eacute; un peu partout en termes  providentiels et miraculeux.</p>     ]]></body>
<body><![CDATA[<p>L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement  militaire est une chose, son &eacute;cho, entretenu par les vainqueurs, en est une  autre, et, comme l&rsquo;a bien soulign&eacute; Ph. Contamine, &ldquo;dans l&rsquo;&eacute;tat actuel de nos  curiosit&eacute;s intellectuelles, c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment l&rsquo;&eacute;tude de cette diffusion qui  retient le plus l&rsquo;attention&rdquo; (p. 15). En la mati&egrave;re le lecteur apprendra  beaucoup, et les Portugais n&rsquo;y trouveront pas moins de plaisir que d&rsquo;autres,  m&ecirc;me si, on le sait &ndash; plusieurs sp&eacute;cialistes l&rsquo;ayant relev&eacute; &ndash;, l&rsquo;&eacute;cho du si&egrave;ge  de Rhodes de 1480 fut pour l&rsquo;Occident p&eacute;ninsulaire beaucoup moins accus&eacute; que  dans d&rsquo;autres espaces chr&eacute;tiens<a name="top2"></a><sup><a href="#2">2</a></sup>. Pourtant, dans les relations r&eacute;unies par J.-B.  de Vaivre et L. Vissi&egrave;re, les Hospitaliers issus des prieur&eacute;s  castillano-l&eacute;onais et portugais, qui ensemble, apr&egrave;s 1462, forment la langue  d&rsquo;Espagne, ne sont pas totalement absents, et, s&rsquo;ils sont rarement &eacute;voqu&eacute;s &ndash;  par la faute, sans doute, d&rsquo;auteurs principalement fran&ccedil;ais ou italiens &ndash;, je  m&rsquo;autorise &agrave; relater ici deux anecdotes qui, je l&rsquo;esp&egrave;re, susciteront une  curiosit&eacute; plus large du public ib&eacute;rique. Le 25 mai, d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;<i>Oratio </i>de  Giacomo della Corte, un jeune Portugais du nom de Pedro, &ldquo;<i>quidam inexpertus,  quamquam miles Sancti Johannis fratrum</i>&rdquo;, fut tu&eacute; lors du premier accrochage  du si&egrave;ge en voulant prot&eacute;ger le retour en ville de ses compagnons sortis  &eacute;prouver les Turcs (pp. 266-269). De ce premier mort, Guillaume Caoursin parle  de mani&egrave;re anonyme (pp. 394-395), alors que Mary du Puis, qui, lui, n&rsquo;est pas  un t&eacute;moin direct, en fait &ldquo;un chevalier catelan nomm&eacute; Messire Pierre de Bourges&rdquo;  (p. 505), suivi un peu rapidement par J.-B. de Vaivre et L. Vissi&egrave;re qui lui  ont cherch&eacute; une origine au nord-est de la p&eacute;ninsule Ib&eacute;rique (n. 20), quand il  s&rsquo;agirait sans doute de regarder &agrave; l&rsquo;ouest. Le 17 juillet, selon l&rsquo;<i>Histoire  Journali&egrave;re</i>, deux autres d&eacute;fenseurs captur&eacute;s par les Turcs se r&eacute;v&egrave;lent  issus de l&rsquo;Occident hispanique, puisque, interrog&eacute;s par le pacha, &ldquo;<i>ilz luy  dirent qu&rsquo;ilz estoient de Galice et d&rsquo;Espaigne</i>&rdquo; avant de refuser d&rsquo;abjurer  leur foi et d&rsquo;&ecirc;tre condamn&eacute;s pour cela au supplice du pal, dont l&rsquo;un mit toute  la nuit &agrave; mourir (pp. 220-222). Ces trois destins, assur&eacute;ment, ne sont pas  majeurs, mais peut-&ecirc;tre inciteront-ils les auteurs hispaniques int&eacute;ress&eacute;s par  l&rsquo;histoire de l&rsquo;ordre de l&rsquo;H&ocirc;pital &agrave; se plonger dans la richesse des relations  rassembl&eacute;es dans l&rsquo;ouvrage et, au-del&agrave;, &agrave; entreprendre, eux aussi, de mobiliser  de possibles &eacute;chos du si&egrave;ge dans les archives tr&egrave;s fournies et parfois peu  exploit&eacute;es d&rsquo;Espagne et du Portugal et dans les fonds, h&eacute;las m&eacute;connus en p&eacute;ninsule Ib&eacute;rique, de la National Library of Malta<a name="top3"></a><sup><a href="#3">3</a></sup>.</p>     <p>L&rsquo;ouvrage  de J.-B. de Vaivre et de L. Vissi&egrave;re, dans sa mat&eacute;rialit&eacute;, est de belle  qualit&eacute;, et il faut f&eacute;liciter tant les auteurs que l&rsquo;&eacute;diteur pour la rigueur et l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance qu&rsquo;ils ont su lui apporter. Les coquilles sont extr&ecirc;mement rares et  je me bornerai &agrave; en signaler une, presque amusante, qui fait na&icirc;tre le  grand-ma&icirc;tre Pierre d&rsquo;Aubusson, vainqueur du si&egrave;ge de 1480, non dans la Marche  &ndash; ce que le lecteur r&eacute;tablit ais&eacute;ment &ndash;, mais dans la Manche (p. 34). Les  erreurs de graphie sont elles aussi limit&eacute;es, et, pour prendre un exemple  ib&eacute;rique, je citerai le fr&egrave;re navarrais Pedro Mudarra, orthographi&eacute; Modarra &agrave;  la mani&egrave;re italianis&eacute;e de Giacomo Bosio (p. 71). Dans l&rsquo;introduction en  particulier, l&rsquo;&eacute;tude appelle quelques r&eacute;serves de fond. Je ne suis pas s&ucirc;r que  traiter du si&egrave;ge de 1480 n&eacute;cessitait de remonter en termes chronologiques jusqu&rsquo;&agrave;  la naissance de l&rsquo;H&ocirc;pital: partir de son installation &agrave; Rhodes en s&rsquo;attachant  surtout aux &eacute;v&eacute;nements post&eacute;rieurs au milieu du XV<sup>e</sup> si&egrave;cle e&ucirc;t sans doute constitu&eacute; un meilleur  parti. Les auteurs ayant choisi de d&eacute;marrer en Terre sainte, au tournant des XI<sup>e</sup> et XII<sup>e</sup> si&egrave;cles, il convient  de signaler que cette premi&egrave;re p&eacute;riode dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;H&ocirc;pital n&rsquo;est pas  la mieux domin&eacute;e. Est-il possible aujourd&rsquo;hui de pr&eacute;tendre que &ldquo;l&rsquo;ordre se  militarisa tr&egrave;s t&ocirc;t&rdquo; (p. 25), en s&rsquo;appuyant sur la mention d&rsquo;un conn&eacute;table, en  1126, dont il a &eacute;t&eacute; d&eacute;montr&eacute; que les attributions ne touchaient aucunement &agrave; la  guerre ? Sur ce point capital et d&eacute;battu de la recherche, on ne peut qu&rsquo;&ecirc;tre  surpris de l&rsquo;absence de toute r&eacute;f&eacute;rence aux &eacute;tudes d&rsquo;Alain Forey, probablement  le meilleur sp&eacute;cialiste des ordres militaires aux XII<sup>e</sup> et XIII<sup>e</sup> si&egrave;cles, et constater que le r&eacute;cent livre  d&rsquo;Alain Demurger sur les Hospitaliers, pourtant cit&eacute; dans la bibliographie (p.  834), a &eacute;t&eacute; ici parcouru un peu rapidement<a name="top4"></a><sup><a href="#4">4</a></sup>. En Terre sainte puis &agrave; Chypre, l&rsquo;H&ocirc;pital, &agrave; la  diff&eacute;rence de Rhodes, n&rsquo;&eacute;tait pas le seul ordre militaire pr&eacute;sent, et son &eacute;tude  pour cette p&eacute;riode suppose d&rsquo;avoir recours de fa&ccedil;on syst&eacute;matique au  comparatisme. L&rsquo;ouvrage de J.-B. de Vaivre  et de L. Vissi&egrave;re ne le fait gu&egrave;re. Sur le Temple, on y retrouve certains  poncifs ou, &agrave; tout le moins, quelque m&eacute;connaissance. Comment accepter l&rsquo;affirmation selon laquelle &ldquo;les  Hospitaliers, repli&eacute;s sur Chypre, &eacute;taient moins expos&eacute;s que les Templiers,  d&eacute;sormais d&eacute;pourvus de base en M&eacute;diterran&eacute;e&rdquo; (p. 26) ? Les coreligionnaires de Jacques de Molay &eacute;taient tout aussi pr&eacute;sents  que leurs homologues dans le royaume des Lusignan, et il est facile, &agrave; la  lumi&egrave;re de la recherche r&eacute;cente, ici quelque peu survol&eacute;e, de s&rsquo;en convaincre<a name="top5"></a><sup><a href="#5">5</a></sup>. De  m&ecirc;me, peut-on penser que les Hospitaliers eurent &ldquo;les ch&acirc;teaux les plus  impressionnants de la p&eacute;riode&rdquo; (p. 37) ? Certes, Margat et le Crac sont de  remarquables exemples de l&rsquo;architecture militaire du XIII<sup>e</sup> si&egrave;cle, mais c&rsquo;est vite oublier que Safed, pour  le Temple, et Montfort, pour l&rsquo;ordre Teutonique, l&rsquo;&eacute;taient tout autant, m&ecirc;me  s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; conserv&eacute;s en &eacute;tat.</p>     Ces quelques r&eacute;serves,  touchant essentiellement &agrave; l&rsquo;introduction, m&rsquo;am&egrave;nent &agrave; un dernier point  int&eacute;ressant le principe de s&eacute;lection des r&eacute;f&eacute;rences du volume. Pour qui est  habitu&eacute; &agrave; une lecture europ&eacute;enne et r&eacute;solument comparatiste de l&rsquo;histoire des  ordres militaires, certains manques, en effet, peuvent surprendre. Le <i>Dictionnaire  europ&eacute;en des ordres militaires au Moyen &Acirc;ge</i>, dont j&rsquo;ai nagu&egrave;re assur&eacute; la  coordination avec Nicole B&eacute;riou<a name="top6"></a><sup><a href="#6">6</a></sup>, est cit&eacute; en bibliographie (p. 841), mais, au vu  des notes, il semble avoir &eacute;t&eacute; utilis&eacute; avec parcimonie, alors que, pour tout ce  qui touche &agrave; l&rsquo;&eacute;poque ant&eacute;rieure au XV<sup>e</sup> si&egrave;cle notamment, il aurait pu &ecirc;tre commode. Plus  dommageable me para&icirc;t l&rsquo;absence d&rsquo;auteurs qui, &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;une r&eacute;gion  particuli&egrave;re de l&rsquo;Occident chr&eacute;tien, sont des sp&eacute;cialistes reconnus de  l&rsquo;H&ocirc;pital et dont certains travaux eussent apport&eacute; beaucoup &agrave; J.-B. de Vaivre  et &agrave; L. Vissi&egrave;re, ne serait-ce que dans l&rsquo;appareil critique: pour la p&eacute;ninsule Ib&eacute;rique, la bibliographie aurait eu avantage &agrave; int&eacute;grer Paula Pinto Costa et  Carlos Barquero Go&ntilde;i, et, en ce qui concerne l&rsquo;Empire, Karl Borchardt, dont  plusieurs &eacute;tudes r&eacute;centes poussent jusqu&rsquo;au bas Moyen &Acirc;ge, &eacute;tait une r&eacute;f&eacute;rence  attendue<a name="top7"></a><sup><a href="#7">7</a></sup>. L&rsquo;absence de toute mention de Jean-Marc Roger est  plus &eacute;tonnante encore, car, en plus d&rsquo;&ecirc;tre un sp&eacute;cialiste de l&rsquo;H&ocirc;pital dans  l&rsquo;espace fran&ccedil;ais, tout particuli&egrave;rement pour la Champagne et l&rsquo;Aquitaine, il  s&rsquo;est illustr&eacute; r&eacute;cemment par des travaux d&rsquo;&eacute;rudition consacr&eacute;s &agrave; Rhodes<a name="top8"></a><sup><a href="#8">8</a></sup>. Comment comprendre qu&rsquo;il ne  soit jamais cit&eacute; dans l&rsquo;ouvrage de J.-B. de Vaivre et de L. Vissi&egrave;re&nbsp;? La  qualit&eacute; du volume que livrent ces deux auteurs ne peut selon moi exon&eacute;rer de  s&rsquo;interroger sur la s&eacute;lection de leur bibliographie. L&rsquo;auto-r&eacute;f&eacute;rencement,  assez largement pratiqu&eacute;, inciterait &agrave; lui seul &agrave; le faire. Est-il raisonnable  de citer des travaux de sp&eacute;cialistes de l&rsquo;H&ocirc;pital au XV<sup>e</sup> si&egrave;cle aussi importants que J&uuml;rgen Sarnowsky, Nicolas Vatin et Anthony  Luttrell respectivement &agrave; deux, quatre et quinze reprises en bibliographie,  quand ceux de l&rsquo;un des auteurs, J.-B. de Vaivre, b&eacute;n&eacute;ficient de plus d&rsquo;une  quarantaine de mentions (pp. 844-846)&nbsp;? Il est permis d&rsquo;en douter, mais  apr&egrave;s tout ces travaux existent &ndash; le lecteur peut de la sorte tr&egrave;s facilement  s&rsquo;y reporter &ndash; et, m&ecirc;me si tous n&rsquo;&eacute;taient pas indispensables ici, ils ont  constitu&eacute; la base sur laquelle s&rsquo;est &eacute;lev&eacute; le volume sur les relations du si&egrave;ge  de 1480 dont la communaut&eacute; scientifique a d&eacute;sormais la chance de disposer.  L&rsquo;ouvrage de J.-B. de Vaivre et de L. Vissi&egrave;re, sans nul doute, restera  longtemps et il formera, pour le lecteur int&eacute;ress&eacute; par les ordres militaires et  pour bien d&rsquo;autres, une r&eacute;f&eacute;rence durable sur le si&egrave;ge de Rhodes, le fondement  de tout travail sur cette mati&egrave;re ainsi qu&rsquo;une source d&rsquo;interrogations et de  riches comparaisons pour infiniment de sujets li&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1480.</p>     <p>&nbsp;</p>     <p><b>COMO CITAR ESTE ARTIGO </b></p>     <p><b>Refer&ecirc;ncia electr&oacute;nica:</b></p>     <p>JOSSERAND,  Philippe &ndash; &ldquo;Recension: DE VAIVRE, Jean-Bernard; VISSI&Egrave;RE, Laurent &ndash; Tous les deables d&rsquo;Enfer<i>. </i><i>Relations du si&egrave;ge de Rhodes par les Ottomans en 1480</i>. Gen&egrave;ve: Droz, (Travaux d&rsquo;Humanisme et  Renaissance, 529), 2014, 878 pp. ISBN&nbsp;:  978-2-600-01768-8. Prix non indiqu&eacute;&nbsp;[71,75 francs suisses]&rdquo;. <i>Medievalista</i> [Em linha]. N&ordm;17 (Janeiro - Junho 2015). [Consultado dd.mm.aaaa]. Dispon&iacute;vel em <a href="http://www2.fcsh.unl.pt/iem/medievalista/MEDIEVALISTA17/josserand1708.html" target="_blank">http://www2.fcsh.unl.pt/iem/medievalista/MEDIEVALISTA17/josserand1708.html</a></p>     <p>&nbsp;</p>     <p>Data do texto: 18 de Julho de 2014</p>     <p>&nbsp;</p> <b>Notas</b>     ]]></body>
<body><![CDATA[<p><sup><a name="1"></a><a href="#top1">1</a></sup>&nbsp;DE VAIVRE, J.-B.&ndash; &rdquo;Autour du grand si&egrave;ge de 1480. Description de Rhodes  &agrave; la fin du XV<sup>e</sup> si&egrave;cle&rdquo;. in <i>Soci&eacute;t&eacute;  de l&rsquo;Histoire et du Patrimoine de l&rsquo;ordre de Malte</i>. 22 (2009), pp. 36-117; IDEM &ndash; &ldquo;Le si&egrave;ge de 1480, les  tremblements de terre de l&rsquo;ann&eacute;e suivante et le remodelage de la ville de  Rhodes&rdquo;. in PIMOUGUET-P&Eacute;DARROS, Isabelle;  FAUCHERRE, Nicolas (&eacute;d.)<i> &ndash; Les si&egrave;ges de Rhodes de l&rsquo;Antiquit&eacute; &agrave; la  p&eacute;riode moderne</i>. Rennes, 2010, pp. 245-285; IDEM  &ndash; &ldquo;Comm&eacute;morations par Pierre d&rsquo;Aubusson du si&egrave;ge de Rhodes de 1480&rdquo;. in <i>Soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;Histoire et du Patrimoine de  l&rsquo;ordre de Malte</i>. 28 (2013), pp. 12-43; IDEM  &ndash; &ldquo;&laquo;Je vous envoye en paincture la cit&eacute; de Rhode et le siege des Turcqs&raquo;.  Repr&eacute;sentations  de Rhodes au lendemain du si&egrave;ge de 1480&rdquo;. in LE CLECH, Sylvie; MOUILLEBOUCHE,Herv&eacute; (&eacute;d.) &ndash; <i>Ch&acirc;teaux et atlas</i>. Dijon, 2013, pp. 172-195; VISSI&Egrave;RE, L. &ndash; &ldquo;Note sur l&rsquo;inscription  latine du tableau du <i>Si&egrave;ge de Rhodes</i>,  conserv&eacute; &agrave; &Eacute;pernay&rdquo;. in <i>Bulletin  monumental</i>. 167.4  (2009), pp. 337-338; IDEM &ndash; &ldquo;Par  les mots et par l&rsquo;image. Le triomphe des chevaliers de Rhodes en 1480&rdquo;. in PIMOUGUET-P&Eacute;DARROS, Isabelle; FAUCHERRE, Nicolas (&eacute;d.)<i> &ndash; Les si&egrave;ges de Rhodes de l&rsquo;Antiquit&eacute; &agrave; la p&eacute;riode modern</i>. Rennes, 2010, pp.&nbsp;219-244;  IDEM &ndash; &ldquo;Le si&egrave;ge de Rhodes par les  Turcs et sa m&eacute;diatisation europ&eacute;enne (1480-1481)&rdquo;. in BOURQUIN, Laurent, et <i>al</i>.  (&eacute;d.) &ndash; <i>S&rsquo;exprimer en temps de troubles. Conflits,  opinion(s) et politisation de la fin du Moyen &Acirc;ge au d&eacute;but du XX<sup>e</sup>  si&egrave;cle</i>. Rennes,  2011, pp. 159-178; IDEM &ndash; &ldquo;Les  fondements d&rsquo;une guerre nouvelle. Rhodes et Otrante en  1480&rdquo;. in <i>Soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;Histoire et du Patrimoine  de l&rsquo;ordre de Malte</i>. 24 (2011), pp. 45-59; IDEM  &ndash; &ldquo;Louis XI et le si&egrave;ge de Rhodes. &Agrave; propos d&rsquo;un acte in&eacute;dit de Philippe  de Commynes&rdquo;. in GILLI, Patrick; PAVIOT, Jacques (&eacute;d.) &ndash; <i>Hommes,  cultures et soci&eacute;t&eacute;s &agrave; la fin du Moyen &Acirc;ge. Liber discipulorum offert &agrave;  Philippe Contamine &agrave; l&rsquo;occasion de son quatre-vingti&egrave;me anniversaire</i>. Paris,  2012, pp. 341-358; DE VAIVRE, J.-B.;  VISSI&Egrave;RE, L. &ndash; &ldquo;Guillaume Caoursin  et ses silences. Prol&eacute;gom&egrave;nes &agrave; une nouvelle &eacute;dition des r&eacute;cits de Rhodes  assi&eacute;g&eacute;e&rdquo;. in <i>Comptes rendus de  l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions et Belles-Lettres</i>. 2011, pp. 1385-1406.</p>     <p><sup><a name="2"></a><a href="#top2">2</a></sup>&nbsp;COSTA,  Paula Pinto &ndash; &ldquo;O Mediterr&acirc;neo e a ordem de S&atilde;o Jo&atilde;o&rdquo;. in FONSECA, Lu&iacute;s Ad&atilde;o da; CADDEDDU,  Maria Eugenia (ed.) - <i>Portogallo mediterraneo</i>. Cagliari, 2001, pp.  75-97; BARQUERO GO&Ntilde;I, Carlos &ndash; &ldquo;La  provincia castellana del Hospital y el Oriente en la &eacute;poca de Rodas&rdquo;. in FERNANDES,  Isabel Cristina F. (ed.) &ndash; <i>As ordens  militares. </i><i>Freires, guerreiros,  cavaleiros. Actas do VI Encontro sobre ordens militares</i>. Palmela, 2012, t. II, pp.  737-744..</p>     <p><sup><a name="3"></a><a href="#top3">3</a></sup>&nbsp;Sur  l&rsquo;utilit&eacute; de ce dernier fonds pour l&rsquo;Occident hispanique, j&rsquo;ai insist&eacute; dans ma  th&egrave;se de doctorat soutenue voici quinze ans bient&ocirc;t et publi&eacute;e il y a dix  ans&nbsp;: JOSSERAND, Philippe &ndash; <i>&Eacute;glise et pouvoir dans la p&eacute;ninsule  Ib&eacute;rique. </i><i>Les ordres militaires  dans le royaume de Castille (1252-1369)</i>. Madrid, 2004, p. 25.</p>     <p><sup><a name="4"></a><a href="#top4">4</a></sup>&nbsp;FOREY, Alan &ndash; &ldquo;The Militarization of the  Hospital of St. John&rdquo;. in <i>Studia  Monastica</i>. 26 (1984), pp. 75-89, repris dans IDEM &ndash; <i>Military Orders  and Crusades</i>. Aldershot, 1994, IX; DEMURGER,  Alain &ndash; <i>Les Hospitaliers. </i><i>De J&eacute;rusalem &agrave; Rhodes, 1050-1317</i>. Paris, 2013, en particulier la deuxi&egrave;me  partie: &ldquo;Un ordre charitable devenu militaire&rdquo;, pp. 73-104.</p>     <p><sup><a name="5"></a><a href="#top5">5</a></sup>&nbsp;DEMURGER, Alain &ndash; <i>Jacques de Molay. Le cr&eacute;puscule des  Templiers</i>. Paris, 2002, r&eacute;&eacute;dit&eacute; en poche, Paris, 2014; BURGTORF, Jochen &ndash; <i>The Central Convent of Hospitallers and Templars: History,  Organization, and Personnel (1099/1120-1310)</i>. Leyde, 2008.</p>     <p><sup><a name="6"></a><a href="#top6">6</a></sup>&nbsp;B&Eacute;RIOU, Nicole; JOSSERAND,  Philippe (&eacute;d.) &ndash; <i>Prier et combattre. Dictionnaire  europ&eacute;en des ordres militaires au Moyen &Acirc;ge</i>. Paris, 2009.</p>     <p><sup><a name="7"></a><a href="#top7">7</a></sup>&nbsp;COSTA, Paula Pinto &ndash; &ldquo;A ordem militar do Hospital em  Portugal: dos finais da Idade M&eacute;dia &agrave; Modernidade&rdquo;. in <i>Militarium Ordinum Analecta</i>. 3-4 (1999-2000), pp.  5-592; BARQUERO GO&Ntilde;I, Carlos &ndash; <i>La orden de San Juan de Jerusal&eacute;n en Navarra  (siglos xiv  y xv)</i>.  Pampelune, 2004; IDEM &ndash; <i>Los Hospitalarios en la Espa&ntilde;a de los Reyes  Cat&oacute;licos (1474-1516)</i>. Gij&oacute;n, 2006; BORCHARDT,  Karl &ndash; &ldquo;Verwaltungsstrukturen bei den deutschen Johannitern (12. bis 14.  Jahrhundert)&rdquo;. in JAN, Libor; BORCHARDT,  Karl (&eacute;d.) &ndash; <i>Die geistlichen Ritterorden  in Mitteleuropa Mittelalter</i>. Brno, 2011, pp. 49-77.</p>     <p><sup><a name="8"></a><a href="#top8">8</a></sup>&nbsp;ROGER, Jean-Marc &ndash; <i>Le prieur&eacute; de Champagne des &ldquo;chevaliers de  Rhodes&rdquo; (1317-1522).</i> Th&egrave;se de doctorat d&rsquo;&Eacute;tat soutenue &agrave; l&rsquo;universit&eacute;  Paris-Sorbonne, 2001; IDEM &ndash; &ldquo;F.  Jean de Vivonne, prieur d&rsquo;Aquitaine (1421-1433)&rdquo;. in <i>Revue historique du Centre-Ouest</i>. 7 (2008), pp. 287-400; IDEM &ndash; &ldquo;Nouveaux regards sur des monuments  des Hospitaliers &agrave; Rhodes (I). Bartholino da Castiglione, architecte de Pierre  d&rsquo;Aubusson; monuments d&eacute;pendant de la langue de France; loge, chapelle  Saint-Michel&rdquo;. in <i>Journal des Savants</i>.  2007, pp. 113-170 et 359-433; IDEM &ndash; <i>Nouveaux regards sur des monuments des  Hospitaliers &agrave; Rhodes (II). Les auberges, le bailliage du commerce, la maison  de F. Hieronimo de Canel</i>. Poitiers, 2010.</p>      ]]></body><back>
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