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<article-title xml:lang="fr"><![CDATA[Review: ALIFERIS, Laurence Terrier - L'imitation de l'Antiquité dans l'art médiéval (1180-1230). Répertoire iconographique de la littérature du Moyen Âge. Les études du Rilma 7, Turnhout: Brepols, 2016 (343 pp.)]]></article-title>
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</front><body><![CDATA[ <p align="right"><font size="2"><b>RECENS&Atilde;O</b></font></p>     <p><font size="4"><b>Review: ALIFERIS, Laurence Terrier &ndash; L&rsquo;imitation de l&rsquo;Antiquit&eacute; dans l&rsquo;art m&eacute;di&eacute;val (1180-1230). R&eacute;pertoire iconographique de la litt&eacute;rature du Moyen &Acirc;ge. Les &eacute;tudes du Rilma 7, Turnhout: Brepols, 2016 (343 pp.)</b></font></p>     <p><b>T&eacute;rence Le Deschault de Monredon<sup>*</sup></b></p>     <p><sup>*</sup>Independent Scholar, 1206 Barcelona, Espa&ntilde;a.<i> E-mail</i>: <a href="mailto:terencedemonredon@gmail.com">terencedemonredon@gmail.com</a></p> <hr/>     <p>&nbsp;</p>     <p>C&rsquo;est bien plus qu&rsquo;une belle synth&egrave;se sur le &ldquo;style 1200&rdquo; que nous offre Laurence Terrier Aliferis dans son livre, puisqu&rsquo;elle aborde &eacute;galement les ant&eacute;c&eacute;dents de ce retour aux sources antiques et qu&rsquo;elle propose surtout, simultan&eacute;ment, une description des influences byzantines dans les &oelig;uvres de la p&eacute;riode. L&rsquo;ouvrage se divise en cinq chapitres. Les trois chapitres centraux abordent les trois principales techniques &agrave; travers lesquelles se diffuse le style 1200, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;orf&egrave;vrerie, la sculpture monumentale et la peinture. Un premier chapitre expose les g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s sur l&rsquo;imitation autour de 1200, tandis que le chapitre final pr&eacute;cise les modalit&eacute;s de l&rsquo;imitation de l&rsquo;Antiquit&eacute; &agrave; cette m&ecirc;me &eacute;poque.</p>     <p>L&rsquo;introduction pr&eacute;sente l&rsquo;historiographie et la m&eacute;thode suivie. La partie historiographique, apr&egrave;s avoir rappel&eacute; les &eacute;tapes importantes de l&rsquo;&eacute;tude du style 1200 &ndash; en particulier l&rsquo;exposition de New York de 1970 consacr&eacute;e &agrave; ce th&egrave;me<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title="">[1]</a> et ayant donn&eacute; son nom au style en question &ndash;, insiste sur le fait que les auteurs qui se sont pench&eacute;s sur le probl&egrave;me n&rsquo;ont que tr&egrave;s rarement propos&eacute; des sources pr&eacute;cises, sans doute en raison du caract&egrave;re interpr&eacute;tatif de la copie m&eacute;di&eacute;vale; tandis que la partie m&eacute;thodologique, rappelle la difficult&eacute; de la t&acirc;che comparatiste en raison de la disparition de nombreuses &oelig;uvres antiques connues au Moyen &Acirc;ge, de notre ignorance, dans la plupart des cas, de la visibilit&eacute; d&rsquo;une &oelig;uvre antique &agrave; l&rsquo;&eacute;poque m&eacute;di&eacute;vale et enfin de la subjectivit&eacute; intrins&egrave;que &agrave; la comparaison stylistique.</p>     <p>Le premier chapitre est consacr&eacute; &agrave; la notion d&rsquo;imitation autour de 1200 et aux origines du style 1200, entre Antiquit&eacute; et Byzance. L&rsquo;auteur rappelle notamment que le terme de <i>copia</i> qui donne le fran&ccedil;ais &ldquo;copie&rdquo; ne recouvre au Moyen &Acirc;ge que le sens d&rsquo;abondance, tandis que les termes &ldquo;contrefaire&rdquo; et &ldquo;portraiture&rdquo; qui se rapprochent le plus du sens moderne de &ldquo;copier/copie&rdquo; semblent se distinguer par un degr&eacute; diff&eacute;rent de ressemblance. Laurence Terrier Aliferis d&eacute;crit ensuite avec une grande justesse le processus de la copie qui, lorsqu&rsquo;elle ne consiste pas &agrave; reproduire en s&eacute;rie une image pieuse &agrave; des fins de d&eacute;votion, se distingue de notre notion contemporaine par l&rsquo;apport personnel de l&rsquo;artiste. Reproduire fid&egrave;lement sans inventer est un proc&eacute;d&eacute; d&eacute;gradant pour ce dernier, lequel doit, au contraire, faire preuve d&rsquo;imagination dans la recomposition, &agrave; l&rsquo;instar de ce qui se fait habituellement dans le domaine de la litt&eacute;rature m&eacute;di&eacute;vale. L&rsquo;auteur nuance &eacute;galement le r&ocirc;le des cahiers de mod&egrave;les pour valoriser en contrepartie le r&ocirc;le de la m&eacute;moire, point sur lequel nous partageons enti&egrave;rement son opinion. Elle prend pour exemple Villard de Honnecourt dont le carnet nous livre des dessins imitant des &oelig;uvres antiques, des &oelig;uvres contemporaines et des &oelig;uvres byzantines, trois domaines auxquels puisent inlassablement les artistes autour de 1200. Les comparaisons propos&eacute;es entre les dessins de Villard et des &oelig;uvres antiques emportent sans difficult&eacute; l&rsquo;adh&eacute;sion et illustrent parfaitement le processus d&rsquo;adaptation de l&rsquo;original tout en plaidant pour l&rsquo;utilisation de la m&eacute;moire.</p>     <p>La seconde partie du premier chapitre est d&eacute;di&eacute;e aux origines du style 1200, entre Antiquit&eacute; et Byzance. Laurence Terrier Aliferis rappelle que si Nicolas de Verdun s&rsquo;est servi de sources byzantines, comme l&rsquo;ont montr&eacute;, entre autres, Kitzinger<a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title="">[2]</a> et Buschhausen<a href="#_ftn3" name="_ftnref3" title="">[3]</a>, cela ne doit pas nous inciter &agrave; croire qu&rsquo;il a ignor&eacute; les mod&egrave;les antiques. Ces deux types sont &eacute;galement pr&eacute;sents dans le carnet de Villard de Honnecourt, comme il a &eacute;t&eacute; dit pr&eacute;c&eacute;demment. L&rsquo;auteur nuance les apports de Byzance en introduisant une chronologie fine qui distingue une premi&egrave;re p&eacute;riode, du XIe si&egrave;cle jusqu&rsquo;&agrave; la fin du XIIe si&egrave;cle, durant laquelle l&rsquo;Orient influence l&rsquo;Occident, g&eacute;n&eacute;rant un l&eacute;ger d&eacute;calage chronologique, d&rsquo;une seconde p&eacute;riode, entre 1200 et 1300, qui voit les &eacute;changes s&rsquo;effectuer dans les deux sens et de mani&egrave;re instantan&eacute;e. L&rsquo;importance de la Sicile normande comme conservatoire de mod&egrave;les byzantins est &eacute;galement rappel&eacute;e, mais nuanc&eacute;e avec justesse par des exemples convaincants. En dernier lieu, c&rsquo;est la vari&eacute;t&eacute; des sources, due &agrave; la mobilit&eacute; des &oelig;uvres et des artistes, qui est mise en valeur dans ce chapitre.</p>     <p>Laurence Terrier Aliferis consacre le deuxi&egrave;me chapitre de son livre &agrave; l&rsquo;orf&egrave;vrerie. Apr&egrave;s avoir rappel&eacute; la place pr&eacute;dominante qu&rsquo;occupe cet art durant la seconde moiti&eacute; du XIIe si&egrave;cle et le r&ocirc;le jou&eacute; par les orf&egrave;vres mosans dans l&rsquo;&eacute;laboration du style 1200, l&rsquo;auteur s&rsquo;arr&ecirc;te longuement sur les deux acteurs majeurs de ce succ&egrave;s: Renier de Huy et Nicolas de Verdun. La d&eacute;monstration de l&rsquo;utilisation de mod&egrave;les locaux dans la r&eacute;alisation des fonts baptismaux de Li&egrave;ge, &oelig;uvre de Renier de Huy, est assez convaincante, m&ecirc;me si on attendrait davantage de points de comparaison avant que ne soient &eacute;cart&eacute;es les hypoth&egrave;ses alternatives de sources byzantines et romaines plus lointaines. Le r&ocirc;le de l&rsquo;atelier d&rsquo;orf&egrave;vrerie de Stavelot sous le r&egrave;gne de l&rsquo;abb&eacute; Wibald (1130-1158) dont la culture classique est soulign&eacute;e, permet &agrave; l&rsquo;auteur de sugg&eacute;rer que Nicolas de Verdun s&rsquo;y soit form&eacute; vers la fin de cet abbatiat florissant. Chacune des trois &oelig;uvres qui sont attribu&eacute;es &agrave; cet orf&egrave;vre de g&eacute;nie &ndash; inventeur du <i>Muldenfaltenstil</i> caract&eacute;ristique du style 1200 &ndash; &agrave; savoir l&rsquo;ambon de Klosterneuburg, la ch&acirc;sse-reliquaire des rois mages de Cologne et le reliquaire de Tournai, sont ensuite m&eacute;ticuleusement analys&eacute;es. Tr&egrave;s instructif est le constat que fait l&rsquo;auteur, apr&egrave;s avoir d&eacute;crit la chronologie de la r&eacute;alisation des plaques de l&rsquo;ambon de Klosterneuburg, de la cohabitation de mod&egrave;les tant byzantins qu&rsquo;antiques durant toute la r&eacute;alisation. Les deux sources cohabitent, sans se succ&eacute;der dans le temps. Autre point int&eacute;ressant, il semblerait que certains mod&egrave;les antiques, tels que le sarcophage de Jovin qui se trouvait dans l&rsquo;&eacute;glise Saint-Nicaise de Reims au XIIIe si&egrave;cle, aient servi de mod&egrave;les &agrave; plusieurs reprises &agrave; Nicolas de Verdun pour la r&eacute;alisation d&rsquo;&oelig;uvres diff&eacute;rentes. Comme l&rsquo;a parfaitement remarqu&eacute; Laurence Terrier Aliferis, la cons&eacute;quence de l&rsquo;utilisation de mod&egrave;les antiques dans l&rsquo;art de Nicolas de Verdun se fait sentir dans la figuration du rapport entre le corps et le v&ecirc;tement, entra&icirc;nant des mouvements de plis plus naturels et bien identifiables, ainsi que dans la repr&eacute;sentation de visages caract&eacute;ris&eacute;s par des traits hors du commun, lesquels sont dus &agrave; la copie de t&ecirc;tes antiques et permettent &agrave; l&rsquo;orf&egrave;vre d&rsquo;offrir une grande vari&eacute;t&eacute; de caract&egrave;res et d&rsquo;expressions. De plus, l&rsquo;imitation d&rsquo;&oelig;uvres antiques permet &agrave; l&rsquo;artiste de rendre ses sc&egrave;nes plus vivantes, gr&acirc;ce &agrave; un meilleur sens des volumes et de la tridimensionnalit&eacute;. L&rsquo;introduction du hanchement (ou <i>contrapposto</i>) est un exemple d&rsquo;emprunt &agrave; l&rsquo;art antique qui contribue &agrave; animer les sc&egrave;nes en conf&eacute;rant plus de vie aux personnages. L&rsquo;auteur n&rsquo;en minimise pas moins les apports de l&rsquo;art byzantin, proposant de nouvelles comparaisons compl&eacute;tant celles avanc&eacute;es par Kitzinger<a href="#_ftn4" name="_ftnref4" title="">[4]</a>, Hamann-MacLean<a href="#_ftn5" name="_ftnref5" title="">[5]</a> et Vitali<a href="#_ftn6" name="_ftnref6" title="">[6]</a>.</p>     ]]></body>
<body><![CDATA[<p>&Agrave; propos du reliquaire des rois mages &agrave; Cologne, Laurence Terrier Aliferis exploite pleinement ses observations pr&eacute;c&eacute;dentes pour avancer l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;un seul artiste &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans la r&eacute;alisation des figures. En effet, elle met les diff&eacute;rences stylistiques sur le compte des sources tant&ocirc;t antiques, tant&ocirc;t byzantines, utilis&eacute;es par Nicolas de Verdun, ce qui semble tr&egrave;s pertinent. En traitant le reliquaire de Tournai, seconde pi&egrave;ce sign&eacute;e par Nicolas de Verdun, l&rsquo;auteur souligne un fait tr&egrave;s int&eacute;ressant et souvent ignor&eacute; des historiens de l&rsquo;art m&eacute;di&eacute;val: l&rsquo;&eacute;volution du style de l&rsquo;artiste au cours du temps et en fonction des modes (en l&rsquo;occurrence, le canon humain s&rsquo;allonge et les v&ecirc;tements cessent de mouler le corps). En effet, elle &eacute;crit:&nbsp;&ldquo;Un foss&eacute; stylistique s&eacute;pare cette &oelig;uvre de l&rsquo;ambon et il n&rsquo;est pas certain que sans les signatures ces deux &oelig;uvres fussent attribu&eacute;es au m&ecirc;me artiste<a href="#_ftn7" name="_ftnref7" title="">[7]</a>&rdquo;. Jean Wirth avait d&eacute;j&agrave; soulign&eacute; ce point dans sa <i>Datation de la sculpture m&eacute;di&eacute;vale</i><a href="#_ftn8" name="_ftnref8" title="">[8]</a>. L&rsquo;&eacute;volution du style de Nicolas de Verdun vers une assimilation des mod&egrave;les antiques qui implique que l&rsquo;imitation cesse d&rsquo;&ecirc;tre fid&egrave;le, illustre la mani&egrave;re de proc&eacute;der des orf&egrave;vres mosans dont le dernier repr&eacute;sentant fameux, Hugo d&rsquo;Oignies (actif entre 1227 et 1240), fait preuve d&rsquo;une connaissance des avanc&eacute;es de Nicolas de Verdun dues &agrave; l&rsquo;observation des mod&egrave;les antiques, tandis que lui-m&ecirc;me n&rsquo;utilise plus ce type de source. Il en va de m&ecirc;me pour les orf&egrave;vres aixois qui s&rsquo;approprient le style de Nicolas de Verdun sans pour autant faire r&eacute;f&eacute;rence &agrave; des &oelig;uvres antiques.</p>     <p>En conclusion de ce second chapitre, Laurence Terrier Aliferis rappelle le r&ocirc;le des commanditaires dans le retour &agrave; l&rsquo;antique, en raison d&rsquo;une volont&eacute; politique et/ou culturelle de faire r&eacute;f&eacute;rence &agrave; Rome. Le r&ocirc;le de Nicolas de Verdun comme artiste capable d&rsquo;extraire les caract&eacute;ristiques de mod&egrave;les antiques, de les assimiler et de cr&eacute;er son propre style est &agrave; nouveau soulign&eacute;. Il fait figure de passeur pour les orf&egrave;vres de la g&eacute;n&eacute;ration suivante qui copie ses innovations qui sont en r&eacute;alit&eacute; des red&eacute;couvertes (<i>contrapposto</i>, tridimensionnalit&eacute;, agencement des personnages dans l&rsquo;espace, ad&eacute;quation naturelle du corps et du v&ecirc;tement qui le moule, diversification des personnages).</p>     <p>Le troisi&egrave;me chapitre de l&rsquo;ouvrage, sans doute le plus important, est consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;imitation de l&rsquo;Antiquit&eacute; dans la sculpture monumentale. Il s&rsquo;ouvre par une mise au point historiographique qui souligne les d&eacute;couvertes r&eacute;centes effectu&eacute;es concernant la chronologie des chantiers gothiques, remettant en cause les hypoth&egrave;ses anciennes de Willibald Sauerl&auml;nder<a href="#_ftn9" name="_ftnref9" title="">[9]</a>. La prise en compte de la vraisemblable simultan&eacute;it&eacute; des travaux de construction, au lieu de leur succession, permet ainsi de resserrer la chronologie des grands chantiers de cath&eacute;drales. Avant d&rsquo;&eacute;tudier l&rsquo;apparition du style antiquisant dans la sculpture du Domaine royal &agrave; la fin du XIIe si&egrave;cle, Laurence Terrier Aliferis rappelle les pr&eacute;c&eacute;dents romans de l&rsquo;utilisation de sources antiques en Auvergne, dans le Midi de la France, dans le nord de l&rsquo;Espagne et en Italie. Elle souligne que les modalit&eacute;s de l&rsquo;imitation sont diff&eacute;rentes, puisque vers 1200 les artistes cherchent &agrave; copier un style pour aboutir &agrave; une repr&eacute;sentation plus naturaliste, comme en t&eacute;moignent les textes, tandis qu&rsquo;auparavant, c&rsquo;est davantage la composition des sc&egrave;nes et la r&eacute;f&eacute;rence prestigieuse qui est recherch&eacute;e.</p>     <p>Apr&egrave;s avoir expos&eacute; la nouvelle chronologie du chantier de Laon propos&eacute;e par Iliana Kasarska<a href="#_ftn10" name="_ftnref10" title="">[10]</a> et les liens avec la sculpture des consoles de la basilique Saint-Remi de Reims, l&rsquo;auteur propose de chercher la source stylistique de ces deux &oelig;uvres dans l&rsquo;orf&egrave;vrerie, en particulier celle de Nicolas de Verdun. La proposition est fort int&eacute;ressante et on se rend effectivement compte que les syst&egrave;mes de plis sont similaires. Aucune source antique directe n&rsquo;ayant &eacute;t&eacute; rep&eacute;r&eacute;e pour la sculpture de la cath&eacute;drale de Laon et de la basilique Saint-Remi de Reims, la conclusion de l&rsquo;analyse est que les sculpteurs de ces deux &eacute;difices passent par l&rsquo;interm&eacute;diaire de l&rsquo;orf&egrave;vrerie pour imiter l&rsquo;Antiquit&eacute;.</p>     <p>L&rsquo;&eacute;tude de la sculpture de la cath&eacute;drale de Sens propos&eacute;e par Laurence Terrier Aliferis se r&eacute;v&egrave;le particuli&egrave;rement int&eacute;ressante dans son argumentation g&eacute;n&eacute;rale. En effet, sans doute contemporaine &agrave; peu de choses pr&egrave;s de celle de Laon, la statuaire de Sens t&eacute;moigne d&rsquo;un rapport corps/v&ecirc;tements qui &eacute;voque la sculpture classique grecque. Or, l&rsquo;auteur rappelle que Agedincum (Sens antique) &eacute;tait &ldquo;le pivot des courants hell&eacute;niques en Gaule&rdquo; et donne plusieurs exemples de sculptures gr&eacute;co-romaines conserv&eacute;es dans cette ville qui ont apparemment servi de mod&egrave;les aux sculpteurs de la cath&eacute;drale. En outre, s&rsquo;appuyant sur les travaux d&rsquo;Irene Plein<a href="#_ftn11" name="_ftnref11" title="">[11]</a>, Laurence Terrier Aliferis fait remarquer que, en m&ecirc;me temps que le <i>contrapposto</i> r&eacute;appara&icirc;t en deux dimensions dans l&rsquo;&oelig;uvre de Nicolas de Verdun, il est ma&icirc;tris&eacute; en trois dimensions &agrave; Sens, alors que ce n&rsquo;est pas le cas &agrave; Laon. Tous ces arguments vont dans le sens d&rsquo;une copie directe de la statuaire antique locale &agrave; Sens, contrairement &agrave; Laon. Ceci explique &eacute;galement les diff&eacute;rences stylistiques sans avoir besoin de les mettre sur le compte d&rsquo;un d&eacute;calage chronologique. La vasque de l&rsquo;abbaye de Saint-Denis, r&eacute;alis&eacute;e par un artiste s&eacute;nonais, plaide &eacute;galement en faveur d&rsquo;une copie directe de l&rsquo;Antiquit&eacute;, sans volont&eacute; de reproduction &agrave; l&rsquo;identique, mais avec toujours ce souci, caract&eacute;ristique de l&rsquo;art m&eacute;di&eacute;val, d&rsquo;adaptation et d&rsquo;appropriation de l&rsquo;&oelig;uvre de la part de l&rsquo;artiste.</p>     <p>Les trois &eacute;difices dont l&rsquo;&eacute;tude suit, sont t&eacute;moins de l&rsquo;&eacute;panouissement du style 1200. Chartres, tout d&rsquo;abord, o&ugrave; les imitations directes d&rsquo;&oelig;uvres gallo-romaines sont attest&eacute;es pour le jub&eacute; et un pilastre tr&egrave;s antiquisant faisant partie du monument fun&eacute;raire d&rsquo;un abb&eacute;, tandis que les portails nord et sud, une fois encore, semblent plut&ocirc;t imiter l&rsquo;orf&egrave;vrerie mosane. Paris, ensuite, o&ugrave; le style 1200 est introduit aux bas-reliefs du portail central par un sculpteur s&eacute;nonais ma&icirc;trisant parfaitement le r&eacute;pertoire antique, mais sans doute dans une phase d&rsquo;appropriation d&eacute;j&agrave; suffisamment avanc&eacute; pour que des mod&egrave;les pr&eacute;cis ne soient plus rep&eacute;rables. Reims, enfin, o&ugrave; les mod&egrave;les sont bien pr&eacute;sents &agrave; toutes les &eacute;tapes du chantier de la cath&eacute;drale, depuis la porte romane du d&eacute;but du XIIIe si&egrave;cle, jusqu&rsquo;aux sculptures des ann&eacute;es 1250, en passant, bien entendu et comme &ccedil;a avait &eacute;t&eacute; soulign&eacute; d&egrave;s le d&eacute;but du XXe si&egrave;cle, par la sculpture des ann&eacute;es 1220, dont la plus c&eacute;l&egrave;bre illustration se trouve dans le couple de la Visitation de la fa&ccedil;ade occidentale. L&agrave; encore, l&rsquo;auteur insiste sur la probable origine locale des mod&egrave;les antiques utilis&eacute;s, au d&eacute;triment de suppos&eacute;s mod&egrave;les grecs.</p>     <p>Au moment d&rsquo;entreprendre l&rsquo;&eacute;tude de la sculpture des r&eacute;gions imp&eacute;riales et en Angleterre, Laurence Terrier Aliferis rappelle que, si Strasbourg se trouvait &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du <i>limes</i> romain, les villes de Bamberg, Magdeburg, Freiberg et Halberstadt se situaient en dehors de cette limite et ne b&eacute;n&eacute;ficiaient donc pas au Moyen &Acirc;ge de vestiges de culture romaine. Le style antiquisant passe donc par d&rsquo;autres biais, sauf pour la cl&ocirc;ture du ch&oelig;ur d&rsquo;Halberstadt qui se r&eacute;v&egrave;le &ecirc;tre une &oelig;uvre pour laquelle des mod&egrave;les antiques ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s par les sculpteurs. Cependant, l&agrave; encore les emprunts directs sont rares et se concentrent sur les visages. Le sculpteur se sert visiblement d&rsquo;un large r&eacute;pertoire de mod&egrave;les antiques qu&rsquo;il fusionne pour cr&eacute;er son propre style, unique dans la Germanie des ann&eacute;es 1200. En revanche, la sculpture des cath&eacute;drales de Bamberg, Magdeburg et Freiberg imite celle des cath&eacute;drales fran&ccedil;aises (principalement Reims et Chartres), tandis que les cl&ocirc;tures des ch&oelig;urs d&rsquo;Hildesheim et de Bamberg trahissent des mod&egrave;les byzantins &eacute;vidents et bien rep&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;auteur.</p>     <p>&Agrave; Strasbourg, la situation est diff&eacute;rente. Un sculpteur de g&eacute;nie y introduit le style 1200 avant 1225, sans doute aid&eacute; par deux ou trois coll&egrave;gues, au portail du transept sud, puis au pilier des anges, &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du bras sud du transept. Les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; des mod&egrave;les antiques sont, une fois de plus, bien rep&eacute;r&eacute;es par l&rsquo;auteur, qui n&rsquo;en diminue pas pour autant le r&ocirc;le jou&eacute; par l&rsquo;enluminure byzantine. L&agrave; encore, le proc&eacute;d&eacute; d&rsquo;assimilation et d&rsquo;adaptation des mod&egrave;les est parfaitement &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans la constitution d&rsquo;un style propre &agrave; ce ma&icirc;tre sculpteur, probablement arriv&eacute; du chantier de Chartres, et qui r&eacute;alise &agrave; Strasbourg un chef-d&rsquo;&oelig;uvre fortement antiquisant mais rev&ecirc;tu de traits contemporains, tels que les v&ecirc;tements de l&rsquo;&Eacute;glise et de la Synagogue.</p>     <p>L&rsquo;ampleur des destructions subies par la sculpture gothique anglaise ne permet pas &agrave; Laurence Terrier Aliferis de proposer au lecteur un d&eacute;veloppement aussi important que pour les autres sites &eacute;tudi&eacute;s. Les mod&egrave;les locaux sont une fois de plus mis en avant, sans pour autant que soit ni&eacute;e l&rsquo;influence continentale. C&rsquo;est surtout ici l&rsquo;occasion de poser la question d&rsquo;&eacute;ventuels buts politiques li&eacute;s &agrave; l&rsquo;imitation de l&rsquo;antiquit&eacute;, interrogation qui sera davantage d&eacute;velopp&eacute;e dans le dernier chapitre du livre.</p>     <p>Le quatri&egrave;me chapitre est d&eacute;di&eacute; &agrave; la peinture, plus pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; l&rsquo;enluminure et aux vitraux. La pi&egrave;ce ma&icirc;tresse de ce chapitre est l&rsquo;analyse du <i>Psautier d&rsquo;Ingeburge</i>, &eacute;pouse de Philippe Auguste. Laurence Terrier Aliferis rel&egrave;ve l&rsquo;influence de la sculpture de Laon qui sert d&rsquo;interm&eacute;diaire entre le style de Nicolas de Verdun et les deux enlumineurs du <i>Psautier</i>. Elle rappelle &eacute;galement le caract&egrave;re byzantinisant de l&rsquo;&oelig;uvre et apporte de nouvelles comparaisons dans ce sens. Pour ce qui est des <i>scriptoria</i> parisiens et du nord de la France, ainsi que pour la production de vitraux, l&rsquo;auteur rel&egrave;ve l&rsquo;usage du <i>Muldenfaltenstil</i> et l&rsquo;interpr&egrave;te comme une adaptation &agrave; la mode artistique des alentours de 1200, influenc&eacute;e par l&rsquo;orf&egrave;vrerie et la sculpture contemporaine, mais sans r&eacute;f&eacute;rences directes aux &oelig;uvres antiques. Dans l&rsquo;Empire germanique se d&eacute;veloppe un style propre, le <i>Zackenstil</i>, directement influenc&eacute; par l&rsquo;art byzantin &agrave; travers la circulation de mod&egrave;les, tandis qu&rsquo;en Angleterre o&ugrave; se constate la m&ecirc;me influence byzantine, les r&eacute;f&eacute;rences proviennent de Sicile.</p>     ]]></body>
<body><![CDATA[<p>Le cinqui&egrave;me et dernier chapitre du livre de Laurence Terrier Aliferis est consacr&eacute; aux modalit&eacute;s de l&rsquo;imitation de l&rsquo;Antiquit&eacute; autour de 1200. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une sorte de synth&egrave;se qui rappelle dans un premier temps que l&rsquo;imitation de l&rsquo;Antiquit&eacute; passe par l&rsquo;appropriation des mod&egrave;les, ce qui rend difficile le rep&eacute;rage de ces derniers. Cependant trois points importants sont clairement repris de l&rsquo;art antique: le drap&eacute; (adapt&eacute; &agrave; la mode vestimentaire contemporaine), la posture particuli&egrave;re du <i>contrapposto</i>, et le canon des personnages (1/7 ou 1/8, selon les mod&egrave;les).</p>     <p>Dans un second temps, l&rsquo;auteur &eacute;num&egrave;re les trois sources possibles de mod&egrave;les &ndash; la Gr&egrave;ce, Rome (Italie) et les provinces de Gaule et de Germanie &ndash; pour conclure que seule l&rsquo;&eacute;tude de mod&egrave;les locaux a donn&eacute; des r&eacute;sultats probants lors des comparaisons effectu&eacute;es avec les &oelig;uvres du style 1200. En dernier lieu, concernant l&rsquo;intentionnalit&eacute; de cette reprise antique, il semblerait qu&rsquo;elle soit plus esth&eacute;tique que politique. Les t&eacute;moignages litt&eacute;raires confirment une admiration esth&eacute;tique des auteurs face &agrave; des &oelig;uvres imitant si parfaitement la nature, ce qui constitue une raison vraisemblable de la motivation des artistes apr&egrave;s 1150 pour se tourner vers un tel r&eacute;pertoire. Une fois les particularit&eacute;s de l&rsquo;art antique ma&icirc;tris&eacute;es, les artistes se tournent vers la copie d&rsquo;apr&egrave;s nature, imitant non plus l&rsquo;&oelig;uvre, mais son proc&eacute;d&eacute;. De l&agrave; na&icirc;t un nouveau style, &agrave; la fois moins complexe et plus rigide, correspondant &agrave; la r&eacute;alit&eacute; des v&ecirc;tements en tissu &eacute;pais port&eacute;s dans le nord de la France, mais &eacute;galement &agrave; une volont&eacute; d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer le rendement sur les chantiers gr&acirc;ce &agrave; un proc&eacute;d&eacute; de sculpture simplifi&eacute;.</p>     <p>En conclusion, Laurence Terrier Aliferis r&eacute;capitule les caract&eacute;ristiques de la &ldquo;renaissance&rdquo; des ann&eacute;es 1200 pour la diff&eacute;rencier des autres retours &agrave; l&rsquo;Antiquit&eacute; qui eurent lieu durant le Moyen &Acirc;ge. La figure de l&rsquo;orf&egrave;vre Nicolas de Verdun appara&icirc;t comme essentielle dans ce courant, inspirant l&rsquo;art des orf&egrave;vres mosans et rh&eacute;nans, des sculpteurs de Laon, de Saint-R&eacute;mi de Reims et de Braine, et incitant finalement les sculpteurs des cath&eacute;drales de Sens, Chartres, Strasbourg et Reims &agrave; s&rsquo;inspirer eux aussi directement de mod&egrave;les antiques. Un style se cr&eacute;e alors qui est ensuite utilis&eacute;, d&eacute;j&agrave; constitu&eacute;, par les enlumineurs et les peintres verriers.</p>     <p>Outre cette analyse fine de l&rsquo;&eacute;laboration et de la diffusion du style 1200, Laurence Terrier d&eacute;finit trois points essentiels qui caract&eacute;risent ce courant. Tout d&rsquo;abord c&rsquo;est la vari&eacute;t&eacute; de ses sources qui est mise en avant, &agrave; la fois antiques et byzantines, mais qui pr&eacute;sentent la particularit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre toujours actualis&eacute;es en fonction des r&eacute;alit&eacute;s vestimentaires contemporaines. En second lieu &ndash; et c&rsquo;est sans doute l&rsquo;apport majeur de ce travail &ndash; l&rsquo;auteur d&eacute;montre l&rsquo;utilisation de mod&egrave;les locaux de sculptures antiques, rejetant les th&eacute;ories selon lesquelles les artistes auraient eu besoin de voyager &agrave; Rome ou en Gr&egrave;ce pour trouver les mod&egrave;les n&eacute;cessaires &agrave; leurs &oelig;uvres. Enfin, c&rsquo;est une volont&eacute; avant tout esth&eacute;tique qui semble avoir motiv&eacute; les artistes de la p&eacute;riode, lesquels ont imit&eacute; des mod&egrave;les qu&rsquo;ils consid&eacute;raient comme parfaits, sans toutefois renoncer &agrave; les adapter pour tenter de les d&eacute;passer.</p>     <p>C&rsquo;est en d&eacute;finitive une &eacute;tude fort utile que nous propose Laurence Terrier Aliferis, faisant le point sur les modalit&eacute;s de l&rsquo;imitation de l&rsquo;Antiquit&eacute; &agrave; une p&eacute;riode charni&egrave;re du Moyen &Acirc;ge, assortie d&rsquo;un riche dossier iconographique que tout m&eacute;di&eacute;viste consultera avec profit. L&rsquo;analyse est intelligente, les comparaisons propos&eacute;es sont convaincantes, bien que la subjectivit&eacute; du lecteur puisse le faire adh&eacute;rer plus facilement &agrave; certaines qu&rsquo;&agrave; d&rsquo;autres. On regrettera par moments que l&rsquo;&eacute;diteur n&rsquo;ait pas mieux r&eacute;alis&eacute; son travail de relecture, laissant imprimer une certain nombre de coquilles qui devraient &ecirc;tre absentes d&rsquo;un livre qui, par ailleurs est d&rsquo;une grande qualit&eacute; mat&eacute;rielle.</p>     <p>&nbsp;</p>     <p><b>COMO CITAR ESTE ARTIGO</b></p>     <p><b>Refer&ecirc;ncia electr&oacute;nica:</b></p>     <p>MONREDON, T&eacute;rence Le Deschault &ndash; &ldquo;Review: ALIFERIS, Laurence Terrier &#8211; <i>L'imitation de l'Antiquité dans l'art médiéval (1180-1230)</i>. Répertoire iconographique de la littérature du Moyen Âge. Les études du Rilma 7, Turnhout: Brepols, 2016 (343 pp.)&rdquo;. <i>Medievalista</i> [Em linha]. N&ordm; 22 (Julho &ndash; Dezembro 2017). [Consultado dd.mm.aaaa]. Dispon&iacute;vel em <a href="http://www2.fcsh.unl.pt/iem/medievalista/MEDIEVALISTA22/monredon2212.html" target="_blank">http://www2.fcsh.unl.pt/iem/medievalista/MEDIEVALISTA22/monredon2212.html</a></p>     <p>&nbsp;</p>     ]]></body>
<body><![CDATA[<p>Data do texto: 19 de Janeiro de 2011</p>     <p>&nbsp;</p>     <p><b>NOTAS</b></p>     <p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title="">[1]</a> <i>THE YEAR 1200</i>. <i>A Centennial Ehibition at The Metropolitan Museum of Art</i>. Exhibition Catalogue, 2 vol. New-York: Metropolitan Museum of Art, 1970.</p>     <p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2" title="">[2]</a> KITZINGER, Ernst &ndash; &ldquo;The Byzantine Contribution to Western Art of the Twelfth and Thirteenth Centuries&rdquo;, <i>Dumbarton Oaks Papers</i> 20 (1966), pp. 25-47.</p>     <p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3" title="">[3]</a> BUSCHHAUSEN, Helmut &ndash; &ldquo;The Klosterneuburg Altar of Nicholas of Verdun: Art, Theology and Politics&rdquo;, <i>Journal of the Warburg and Courtauld Institutes</i> 37 (1974), pp. 1-32. BUSCHHAUSEN, Helmut &ndash; &ldquo;The theological Sources of the Klosterneuburg Altarpiece&rdquo;. in <i>THE YEAR 1200. A Symposium</i>, New-York: The Metropolitan Museum of Art, 1975, pp. 119-138.</p>     <p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4" title="">[4]</a> KITZINGER, Ernst &ndash; &ldquo;The Byzantine Contribution...&rdquo;, pp. 25-47.</p>     <p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5" title="">[5]</a> HAMANN-MACLEAN, Richard &ndash; &ldquo;Byzantinisches und sp&auml;tantikes in der Werkstatt des Nikolaus von Verdun&rdquo;, <i>K&ouml;lner Domnlatt</i> XXXXII (1977), pp. 243-266.</p>     <p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6" title="">[6]</a> VITALI, Samuel &ndash; &ldquo;<i>Sicut exporator et spoliorum cupidus: </i>Zur Methode und Funktion der Antikenrezeption bei Nikolaus von Verdun&rdquo;, <i>Wiener Jahrbuch f&uuml;r Kunstgeschichte</i> LII (2002), pp. 9-46; pp. 161-176.</p>     <p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7" title="">[7]</a> ALIFERIS, Laurence Terrier &ndash; <i>L&rsquo;imitation de l&rsquo;Antiquit&eacute; dans l&rsquo;art m&eacute;di&eacute;val (1180-1230)</i>.Turnhout: Brepols, 2016, p. 73.</p>     ]]></body>
<body><![CDATA[<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8" title="">[8]</a> WIRTH, Jean &ndash; <i>Datation de la sculpture m&eacute;di&eacute;vale</i>. Gen&egrave;ve: Librairie Droz, 2004, pp. 113-116.</p>     <p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9" title="">[9]</a> SAUERL&Auml;NDER, Willibald &ndash; <i>Von Sen bis Strassburg. Ein Beitrag zur kunstgeschichtlichen Stellung de Strassburger Querhausskulpturen</i>. Berlin: Walter de Gruyter &amp; Co., 1966. SAUERL&Auml;NDER, Willibald &ndash; <i>Gotische</i> <i>Skulptur in Frankreich: 1140-1270</i>. Munich: Hirmer Verlag, 1970.</p>     <p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10" title="">[10]</a> KASARSKA, Iliana &ndash; <i>La sculpture de la fa&ccedil;ade de la cath&eacute;drale de Laon. </i><i>Eschatologie et humanisme</i>. Paris: Picard, 2008.</p>     <p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11" title="">[11]</a> PLEIN, Irene &ndash; <i>Die fr&uuml;hgotische Skulptur an der Westfassade der Kathedrale von Sens</i>. M&uuml;nster: Thema Verlag, 2005.</p>      ]]></body>
</article>
